Ce qu'est vraiment un empty leg
Les avions charters effectuent rarement de simples allers-retours. Une famille affrète un avion de Manille à El Nido ; l'appareil doit ensuite rejoindre Coron, où commence sa prochaine mission, ou rentrer à sa base. Ces vols de liaison — les vols de repositionnement — ont lieu qu'il y ait quelqu'un à bord ou non. Un empty leg (vol à vide) est exactement ce vol, dont les sièges sont mis en vente au lieu de voler vides.
Le vol lui-même n'a rien de bradé. C'est le même avion et le même équipage, sur un trajet auquel l'opérateur s'était déjà engagé. Ce qui change, c'est l'économie : chaque peso payé par un passager sur un vol qui avait lieu de toute façon vaut mieux que le zéro que l'opérateur encaisserait sinon. Voilà pourquoi les remises sur les empty legs sont importantes, et non symboliques.
La contrepartie, en toute franchise
Un charter classique s'adapte à vos projets ; l'empty leg est le seul cas où c'est vous qui vous adaptez à ceux de l'avion. Trois conséquences en découlent :
- Le trajet et la date sont fixes. L'avion va là où son programme l'envoie, quand son programme l'y envoie. Vous prenez le vol tel qu'il est proposé, ou pas du tout.
- Ils apparaissent à court préavis. Un empty leg n'existe qu'une fois confirmé le charter qui le génère : les meilleurs surgissent donc souvent quelques jours — et non quelques mois — avant le départ.
- Ils peuvent bouger. Si le charter d'origine est décalé, le vol de repositionnement l'est aussi. Les opérateurs vous confirment directement l'horaire définitif, mais un empty leg n'est pas le bon outil pour une correspondance que vous ne pouvez pas manquer.
Tout cela importe peu si vous êtes déjà à El Nido, sans programme figé, et qu'un vol proposé pour Coron part jeudi matin. Cela importe énormément si vous avez un vol international quatre heures après l'atterrissage. Adaptez l'outil au voyage.
Par siège ou appareil entier : lisez bien le prix
Sur Avian, les empty legs sont vendus de deux façons, et l'annonce vous indique laquelle. Certains sont tarifés par siège : vous réservez les sièges dont vous avez besoin et partagez la cabine, en ne payant que vos propres places. D'autres sont vendus pour l'appareil entier à un prix forfaitaire — le vol a lieu de toute façon, donc le prix ne change pas, que vous soyez deux ou six à bord. Un vol en appareil entier partagé par un groupe complet est régulièrement la meilleure affaire par personne du tableau. Pour mesurer l'ampleur de la remise, comparez un empty leg proposé avec la liste des liaisons à plein tarif pour le même trajet.
Comment en décrocher un
- Gardez une journée flexible dans votre itinéraire. Les empty legs récompensent les voyageurs capables de dire « on reste à El Nido jusqu'à ce qu'un bon vol pour Coron se présente ». Prévoyez de la marge, et la remise viendra à vous.
- Surveillez les trajets les plus fréquentés. Les repositionnements ont lieu là où les charters se concentrent : la traversée El Nido–Coron, les sauts au départ de Puerto Princesa et les liaisons entre Manille et les pistes des îles.
- Consultez souvent le tableau, et réservez vite. Les annonces affichent un nombre de sièges réel et limité, partagé entre tous ceux qui consultent la page. Quand un vol correspond à vos dates, les sièges que vous avez sous les yeux sont les seuls qui existent — hésiter, c'est les regarder partir.
- Venez en groupe. Sur les vols vendus par siège, plus de passagers signifie simplement un coût plus élevé ; mais sur les vols en appareil entier, une cabine pleine divise un prix forfaitaire — vérifiez le type de vol avant de faire vos calculs.
Si le charter dans cette partie du monde est nouveau pour vous, commencez par nos arguments en faveur du vol privé à Palawan — les empty legs sont la porte d'entrée la moins chère vers tout ce qui y est décrit.
